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Édito

Encore une fin d’année qui approche à grands pas. Je parle de 2025, une année qu’on ne pourrait sans doute pas cataloguer comme la meilleure de ce qu’on connaît pour l’instant du XXIe siècle, mais, pour se consoler, on peut aussi se dire qu’on a connu pire.

Dressons un petit bilan des événements passés et à venir, évidemment sous l’angle d’intérêt de cette newsletter, et dans le but de nous préparer psychologiquement au futur proche qui va nous tomber dessus, une fois sortis de la gueule de bois post-fêtes.

Une grande tristesse…

J’en avais entendu parler et j’avais peut-être aussi déjà écouté un disque, mais en 1993, alors que j’avais entrepris sérieusement mes études de musique et que tout indiquait que j’allais gâcher mon avenir en me consacrant à gagner ma croûte avec la profession de l’art de combiner les sons, dans les couloirs de l’établissement où j’étudiais, on parlait beaucoup d’un musicien brésilien, albinos, multi-instrumentiste, une sorte de génie, à moitié fou : Hermeto Pascoal

C’était encore l’époque où on piratait les disques en les copiant sur des cassettes qui, en général, ne donnaient aucune indication sur les noms des musiciens, encore moins le producteur ou l’ingénieur du son studio. Parfois, il n’y avait même pas la liste des morceaux. Là, il était seulement écrit au stylo : « Hermeto Pascoal – Lagoa da Canoa, Município de Arapiraca ». C’est ainsi qu’est arrivée entre mes mains la K7 que j’ai écoutée pour la première fois sur mon walkman Sony en rentrant à la maison. Je dois admettre que certaines choses me semblaient un peu bizarres. Le son de l’enregistrement, l’utilisation de sons ne provenant pas d’instruments conventionnels, toutes ces mélodies, tout ce travail harmonique ? Pas facile à digérer après une première écoute, et en même temps, je ne pouvais plus arrêter de l’écouter, j’étais envoûté.

Cette même année, j’ai eu la chance d’assister à un concert d’Hermeto Pascoal Grupo à Buenos Aires et ce fut la touche finale qui m’a rendu accro à la Música Universal del Mago.

Chercher partout ses disques pour qu’il n’en manque aucun dans les étagères du salon, aller à tous ses concerts quand on n’était pas loin, ça faisait partie de notre relation. Mais surtout, écouter la musique d’Hermeto Pascoal est fortement conseillé pour maintenir la bonne santé mentale de tout mortel qui se consacre à la musique, pour comprendre que tu peux faire de la musique comme ça te chante, que tout est valable et qu’absolument personne ne peut te juger pour tes choix. 

Hélas, à 89 ans, il est parti en tournée. Mais ce sage a décidé de mettre sa musique sur bandcamp afin que tout le monde puisse y accéder sans avoir à payer d’abonnement ni à acheter les albums.

Pour ceux qui le connaissent déjà, c’est une bonne occasion de réécouter les vieux disques et de découvrir le dernier qu’il a enregistré et dédié à celle qui fut la compagne de sa vie. Si vous n’avez pas encore savouré ce délice musical, je vous invite, personnellement, à faire un tour sur le site en vous installant confortablement (relax, un bon petit truc à grignoter, un petit verre, le tout en bonne compagnie), les oreilles bien ouvertes, l’ouïe alerte : profitez !!!

https://hermeto.bandcamp.com

Ce qui est presque terminé…

Même si j’ai l’impression d’avoir beaucoup travaillé en 2025, j’ai peu de projets finalisés.

Le premier que je vais vous présenter est un spectacle de Noël que nous avons monté, mon ami Philippe Lopes et moi, à destination des jeunes qui n’ont pas encore l’âge légal pour conduire une voiture, un camion ou un hélicoptère. 

Il s’intitule « La Boum de No Well ».

Vous trouverez ci-dessous les liens pour écouter les démos qu’on a faites, un peu à l’arrache, car décembre arrivait à toute allure, mais toujours dans un grand esprit d’amour et de paix :

Celui aux lunettes noires, c’est censé être moi. Il doit y avoir une erreur, je suis bien plus mince.

Second projet, avec mi amigo sud-américain Otávio Menezes, dont je vous ai déjà parlé dans le premier numéro de Willay Kelka. Nous avons appelé ce duo argentino-brésilien Ñemanduá, qui, en guaraní, signifie « évocation« .

Avant de proférer des âneries sur le concept artistique de cette entreprise, je vous propose des vidéos pour que vous le découvriez de vos propres oreilles : 

Une composition originale d’Otávio pour Ñemanduá.

Une zamba traditionnelle d’Atahualpa Yupanqui (Enfin, la moitié !!!)

 Ce qui commence à se terminer…

Avec mon grand copain Gary Kiser (il est beaucoup plus grand que moi), tubiste californien détenteur d’un passeport français, nous avons dû affronter un répertoire de thèmes classiques de jazz, que nous avons impunément maltraités, afin de satisfaire des demandes d’animation musicale pour deux événements fascinants. Suite à cette occasion de rejouer ensemble que le hasard nous a donnée, on s’est proposé de monter un répertoire composé de musiques qu’on avait envie de jouer, peu importe le style, et on s’est menacés de se mettre à la besogne à partir de janvier. 

Pour calmer votre impatience en attendant de pouvoir écouter ce que le choc de deux esprits américains sagaces originaires d’hémisphères différents peut provoquer, je vous propose un disque, que j’aime beaucoup, de Theon Cross, tubiste britannique. Une tuerie de disque à écouter en famille pendant le dîner de Noël !!!

https://theoncross.bandcamp.com/album/fyah

Le grand projet sempiternel que je porte dans mon cœur, l’Orchestre Populaire, grand ensemble qui interprète des musiques d’inspiration latine, se prépare inlassablement pour enregistrer quatre morceaux de son merveilleux répertoire entre décembre et janvier. Ce matériel sera notre carte de visite pour briller en société et le début d’un raz de marée de propositions de concerts, que nous ne refuserons pas, et vous, chers fans, pourrez en profiter avec nous.

Parlons d’autres choses…

Zootopie 2 vient de sortir, et je ne peux pas l’éviter, c’est plus fort que moi : j’adore les dessins animés, même si l’histoire est pourrie, ce qui n’est, du reste, pas le cas pour celui-ci. Je ne vais pas vous parler du film mais de Matthias Lechner, designer audiovisuel allemand qui travaille comme directeur artistique d’animation sur le design de personnages et l’animation de fond pour plusieurs longs-métrages, dont Zootopie

Je vous invite à parcourir son site web où vous pourrez apprécier son travail. Il est intéressant de découvrir comment on travaille en pré-production et d’entrevoir la folie dont est atteint ce garçon, qui lui permet d’imaginer tous ces univers.

http://www.matthiaslechner.com/

En parlant de fous, il y a des Japonais qui s’amusent à créer des instruments avec des objets électriques de la vie quotidienne et à faire de la musique avec. Ils s’appellent « Electrónicos Fantásticos », comme ça, en espagnol. C’est avec cette vidéo de l’un d’entre eux en train de jouer du ventilateur dans des bains publics de Tokyo que je les ai découverts : 

Pour conclure la rubrique « Internet n’est pas qu’une énorme montagne de m… », je vous suggère de vous promener sur la chaîne YouTube de ce sympathique jeune Français (enfin j’imagine, pour sa nationalité) qui s’appelle « L’instrumentiste » (la chaîne, pas le gars) où, entre autres, il réalise des interviews de musiciens interprètes qui parlent de certains aspects intéressants de leur instrument (de musique, évidemment !!!).

Voici deux exemples que j’ai beaucoup aimés : 

Interview de Charlotte Goupille-Lebret, Régie de scène à l’opéra de Lyon

Nizar Ali, qui joue de la trompette à 4 pistons

CODA…

Pour finir, je vous informe que je suis maintenant l’heureux détenteur d’un Titre de séjour en plastique expirant en février 2035, il vous reste par conséquent un peu plus de neuf ans à me supporter.

Après le bilan de l’année qui se termine, le moment est venu de penser aux bonnes résolutions que nous allons prendre pour la nouvelle année qui s’en vient et qu’en général, on ne respecte jamais, à de rares exceptions près. 

J’espère que l’exception sera d’enfin enregistrer nos nouveaux morceaux avec Marie. Cela fait deux ans qu’on se dit qu’on va enregistrer… et rien. La troisième sera la bonne ?

Si vous n’avez pas d’idée de bonne résolution à prendre, je peux vous en proposer une : vous inscrire à Willay Kelka, la newsletter officielle du site web danielperez.fr !!!

Voici le formulaire :

Petite précision : c’est la dernière newsletter que vous recevez sans inscription. À partir de 2026, seuls celles et ceux qui se seront inscrits recevront la newsletter. Je remercie ceux qui se sont abonnés ; et les autres, si, à un moment donné, vous sentez qu’il vous manque un truc dans votre vie et vous vous rendez compte qu’il s’agit de ce mail sympathique et peu régulier, vous pouvez entrer dans le site danielperez.fr où vous trouverez le lien pour vous inscrire ou la possibilité de lire tous les numéros de Willay Kelka en ligne.

Cela étant dit, je vous souhaite une très joyeuse fin d’année !!!